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Un nouveau rapport exhorte la Banque mondiale à garantir l’efficacité de l’aide à l’éducation |
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21 juillet 2010 Un nouveau rapport pour RESULTS Educational Fund met en lumière des tendances troublantes concernant les prêts de la Banque mondiale pour l’éducation dans les pays les plus défavorisés – en particulier en Afrique où la proportion de fonds pour l’éducation émanant de la Banque a diminué de 15 % par rapport à 2009, alors que 32 millions des 72 millions d’enfants non scolarisés vivent sur le continent africain. En même temps, trois pays – l’Inde, le Pakistan et le Bangladesh – ont perçu plus de 4 milliards de dollars sur les 8 milliards de prêts fournis par le secteur éducatif de la Banque mondiale au cours des dix dernières années.
La disproportion des allocations de fonds à l’Afrique subsaharienne inquiète nombre de défenseurs de l’éducation qui craignent que les avancées éducatives réalisées en Asie du Sud pendant la dernière décennie ne se reproduisent pas sur le continent africain où 40 % de la population est âgée de moins de 18 ans.
Pire encore, la Banque mondiale se retire de plus en plus du financement de l’éducation dans un nombre croissant de pays à faible revenu. Ce sont principalement des pays qui ont rejoint l’Initiative Fast Track, une initiative financée par de multiples donateurs et qui vise à fournir des fonds supplémentaires pour réaliser l'Education pour tous. Depuis 2003, des subventions totalisant 1,8 milliard de dollars ont été distribuées dans 32 pays, dont 22 en Afrique. Mais la Banque s’est retirée de nombre de ces pays ayant bénéficié de donations du FTI, comme si elle laissait sa place à ce dernier. Cette situation est très préoccupante car les donateurs de l’Initiative Fast Track ne peuvent pas suivre le rythme de la demande et ne disposent plus actuellement de fonds à distribuer. Parallèlement, beaucoup de pays en développement ne perçoivent qu’une aide volatile, imprévisible et incohérente qui risque de les laisser démunis – manquant des fonds externes nécessaires à la mise en œuvre de leurs politiques d’éducation. Le rapport exhorte les bailleurs de la Banque et le FTI à redresser la situation, y compris en mettant en place un mécanisme de financement rassemblant les apports correspondants des deux organisations dans un fonds mondial indépendant sous l’égide du partenariat FTI.
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