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La Campagne mondiale pour l’éducation réagit à la proposition de la Banque mondiale de fournir 750 millions de dollars pour l'éducation



2010-0920_brown-mdg_loresLa Campagne mondiale pour l’éducation (CME) et d’autres groupes ont accueilli avec une satisfaction prudente la promesse de la Banque mondiale de fournir 750 millions de dollars pour l’éducation, en appelant les pays riches réunis à New York à faire de même et à respecter leurs promesses à l'égard de l'éducation, qu'ils semblent avoir largement oubliées.

Kailash Satyarthi, président de la CME, a déclaré : « Nous nous réjouissons de cette évolution de la Banque mondiale et nous espérons qu’elle augure d’une nouvelle ère pour le financement de l’éducation et son allocation aux pays les plus nécessiteux. Les bailleurs doivent maintenant tenir leurs engagements, qu’ils ont été nombreux à négliger. Le financement de l’éducation dans les pays pauvres a été sérieusement réduit, et il faut de toute urgence aider ces nations à scolariser tous leurs enfants. »

La CME appelle la Banque mondiale à délivrer les fonds promis sur trois ans, en les attribuant majoritairement aux pays africains avalisés par le FTI.

Cette déclaration de la Banque mondiale a été annoncée par sa directrice générale Ngozi Okonjo-Iweala lors de la manifestation pour l’éducation organisée par la CME et l’initiative FTI de l’EPT. Présidée par la Reine Rania, cette rencontre a rassemblé des personnalités de haut niveau, dont Gordon Brown, membre du Groupe de haut niveau de la CME, le ministre australien des Affaires étrangères Kevin Rudd et le ministre britannique du Développement Andrew Mitchell.

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La CME vient de publier aujourd’hui un nouveau rapport révélant que soixante-neuf millions d’enfants ne sont toujours pas scolarisés et que de nombreux donateurs, dont la France et l’Allemagne, détournent leurs budgets d’aide à l’éducation au profit de leurs propres systèmes universitaires. Selon ce rapport, les pays pauvres ont été amenés à réduire leurs budgets éducatifs de 4,6 milliards de dollars, et la Somalie est le pire endroit du monde pour un écolier.
Carol Bellamy, qui préside le conseil d’administration de la FTI-EPT, a déclaré : « Le financement de la Banque mondiale est une initiative bienvenue qui contribuera à scolariser les 69 millions d’enfants encore privés d’éducation à travers le monde. Je me réjouis également à l’idée que ces fonds seront prioritairement consacrés aux pays soutenus par la FTI-EPT et qui ont déjà mis en place de solides stratégies éducatives. Il est crucial que ces fonds soient utilisés rapidement et efficacement. Il n’y a pas une minute à perdre si nous voulons atteindre l’Education pour tous avant 2015. »

Joanne Carter, co-présidente de GCE US et directrice de RESULTS, va dans le même sens : « C’est une action correctrice tout à fait bienvenue, et ces nouvelles ressources pourront avoir un réel impact si elles sont distribuées intelligemment. Toutefois, il faut absolument que les fonds de l’éducation de la Banque mondiale soient distribués sur trois ans, et non cinq comme l'a proposé la Banque ; de plus, il est indispensable de prévoir un niveau identique de financement à l’éducation de base pendant les dix années à venir. Sur le long chemin qui reste à parcourir pour scolariser tous les enfants, ces nouvelles ressources représentent une première étape clé. »

Jasmine Whitbread, administratrice générale de Save the Children International, insiste : « C’est une avancée significative vers notre objectif, que nous n’aurions pas obtenue sans les millions de personnes qui nous ont témoigné leur soutien. Mais il reste beaucoup à faire, et j’espère que cette déclaration rappellera aux principaux bailleurs qu’il est temps pour eux de renforcer leurs engagements afin que l'éducation devienne une réalité pour tous les enfants, notamment ceux vivant dans les pays en conflit ou en situation d'urgence. »

Clare Godfrey, conseillère politique en chef d’Oxfam, n’est pas en reste : « Cette contribution de la Banque mondiale représente une bonne nouvelle, mais c’est une goutte d’eau dans l’océan de tout ce qui doit encore être fait pour offrir une éducation de base à tous les enfants. Les autres donateurs vont devoir renforcer leurs efforts en faveur de l’éducation et de tous les objectifs des OMD qui nécessitent une injection urgente de volonté politique et de liquidités. Les gouvernements donateurs doivent respecter leurs promesses d'aide et définir une taxe sur les transactions financières qui permettra de réunir des milliards pour lutter contre la pauvreté et le changement climatique, scolariser un nombre élevé d’enfants et remettre les OMD sur la voie du succès pour 2015. »
 
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