|
Bienvenue à la Campagne mondiale pour l'éducation |
 |
IMPORTANT : Une chance de représenter la société civile du Sud au Conseil d’administration de l’Initiative Fast Track de l'Education pour tous |
|
L’Initiative Fast Track de l’Education pour tous est un partenariat international entre des donateurs et des pays en développement, qui vise à accélérer les progrès en vue de réaliser l'Education pour tous en 2015 (pour en savoir plus sur l'Initiative FTI-EPT, rendez-vous sur le site : http://www.educationfasttrack.org/fr/). Le partenariat vient récemment d’élargir son Conseil d'administration pour y intégrer de nouveaux représentants de la société civile, du secteur privé et des pays en développement. Tous les détails concernant le Conseil d'administration de l’Initiative FTI-EPT sont disponibles dans l’Annexe 1 sur la gouvernance du Partenariat FTI-EPT dans la section consacrée à la gouvernance mondiale (‘EFA-FTI: Governance of the Partnership’, Section IV Global-level Governance). Cette annonce traduit l’évolution de l’Initiative FTI-EPT vers un partenariat dynamique et inclusif, plus égalitaire et plus ouvert à la participation de tous les acteurs concernés par l'EPT.
Désignée pour gérer la procédure de sélection des deux sièges de la société civile dans le Conseil d'administration de l’Initiative, la CME a décidé qu’un siège devrait être représentatif des organisations de la société civile des pays du Sud oeuvrant dans le secteur éducatif. Ce représentant et son remplaçant seront sélectionnés à l’issue d’un vote des membres de la CME et des autres organisations légitimement impliquées dans la réalisation de l’Education pour tous.
En conséquence, les organisations du Sud sont invitées à présenter leurs candidats pour le poste au sein du Conseil d'administration de l’Initiative FTI-EPT. Ce poste, non rémunéré, est effectué sur la base du bénévolat pour un mandat de deux ans. Le détenteur du siège devra participer à au moins deux réunions en face à face par an, et participer à des prises de décisions stratégiques occasionnelles par e-mail ou par téléphone à la demande du Directeur de l'Initiative FTI-EPT. Il bénéficiera d’une aide financière pour participer aux réunions et couvrir les frais occasionnés par sa position au sein du Conseil d'administration. Son rôle consistera à représenter les groupes de la société civile du Sud, y compris en consultant régulièrement les organisations de sa catégorie et en recueillant leurs commentaires. Le Secrétariat de la CME lui proposera son soutien à cet effet.
Les nominations doivent être soumises à l’aide du formulaire ci-joint (Annexe 2) à renvoyer à
Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
pour réception au plus tard le 25 janvier 2011. Les organisations non-membres de la CME sont habilitées à présenter des candidats et à participer au vote. Elles doivent pour ce faire indiquer leur intention de voter pour cette élection en complétant le formulaire joint en Annexe 3 et en le renvoyant au plus tard le 25 janvier 2011. Le vote se déroulera ensuite pendant deux semaines entre le 26 janvier et le 10 février. |
 |
L'impact de la crise financière frappe les écoles et les enseignants des pays pauvres
|
|
09 novembre 2010 La Campagne mondiale pour l’éducation (CME) a révélé aujourd’hui que les conséquences de la crise financière poussent de nombreux pays pauvres à envisager de fermer des écoles et de licencier des enseignants. En effet, l’unique organe mondial de financement de l’éducation – l’Initiative Fast Track de l’Education pour tous (FTI) – arrive au terme de ses ressources.
Lors d’une réunion tenue à Madrid cette semaine, ses représentants vont allouer les derniers 80 millions de dollars restants dans les fonds du FTI, ce qui ne représente même pas 10 % des demandes que présenteront 20 des pays les plus pauvres en 2011, qui s’élèvent globalement à 1 milliard de dollars.
Cette information tombe au moment où le secteur éducatif du Mozambique, qui a progressé de façon remarquable depuis 10 ans, vient juste d’échapper à une coupe budgétaire de 20 % de ses fonds pour l’éducation et une réduction de moitié de son programme de construction de nouvelles écoles grâce à l'intervention de dernière minute, accueillie avec soulagement, de la Banque mondiale qui a libéré 56 millions de dollars pour le Mozambique.
lire plus.. Selon la CME, une coalition composée d’une centaine d’organisations dans 100 pays dont Oxfam, l’Internationale de l’Education, ActionAid et Save the Children, le Mozambique constitue le premier exemple de la façon dont un double coup dur – la crise financière alliée à la crise alimentaire – se répercute sur les systèmes éducatifs des pays pauvres.
La crise alimentaire, et les émeutes de Maputo en septembre dernier qu’elle a engendrées ont forcé le gouvernement mozambicain à détourner des fonds initialement prévus pour l'éducation en vue de fournir à la population des aides alimentaires. Cette situation a affecté des milliers d'enseignants et près de 100 000 élèves. Les Pays-Bas, premier donateur du pays, vont se retirer du secteur en 2011, suivi par le Danemark en 2013.
Kailash Satyarthi, président de la Campagne mondiale pour l’éducation, lance un cri d’alarme : « Cette information confirme malheureusement nos pires craintes, et montre que, sans des mesures radicales convenues à Madrid cette semaine, des millions d’enfants vont se retrouver devant des grilles closes et quantité d’enseignants perdront leur emploi. Les avancées de la dernière décennie sont sur le point d’être anéanties, ce qui veut dire que davantage d’enfants risquent de venir grossir les rangs des 69 millions d’enfants non scolarisés à ce jour. »
La CME y voit l’amorce d’une tendance majeure et s’inquiète de la propagation de problèmes similaires sur tout le continent africain. En raison du manque de fonds, il sera difficile de satisfaire en totalité la demande du Rwanda, qui a besoin de 100 millions de dollars pour mettre en vigueur la gratuité de l'enseignement secondaire et améliorer la qualité des services d’enseignement dans tout le pays.
Haïti, où 4 000 écoles ont été détruites par le tremblement de terre, et où la situation des enfants vis-à-vis de l’école est la pire au monde, devrait présenter une demande de financement au FTI en 2011, tout comme le Ghana et le Kenya, qui comptent respectivement 900 000 et 750 000 enfants non scolarisés.
Malgré une récente série d’actions de lobbying menées par le FTI dans les capitales des pays donateurs, aucun nouveau financement n’a été récolté pour répondre aux besoins éducatifs des pays pauvres. La Campagne mondiale pour l'éducation exhorte les principaux donateurs, notamment la France, l’Allemagne, les Etats-Unis, le Japon, le Royaume-Uni et les Pays-Bas à respecter leurs promesses à l’égard de l’éducation, et appelle les pays en développement à accorder une place prioritaire aux investissements éducatifs dans leurs budgets nationaux.
Kailash Satyathi ajoute : « Nous accueillons avec satisfaction l’investissement de la Banque mondiale, mais nous déplorons le fait qu’elle ait dû apporter une aide d’urgence à l’éducation dans les pays pauvres pour compenser le recul des donateurs occidentaux. Si on a pu trouver 1 000 milliards de dollars pour sauver les banques de la faillite, il est certainement possible de rassembler 16 milliards de dollars par an pour sauver l’avenir des enfants du monde. »
La campagne soutient la création d’une taxe sur les transactions financières, connue sous le nom de Taxe « Robin Hood » (« Robin des Bois »), pour soutenir toute une série d'initiatives de lutte contre la pauvreté. Cette taxe permettrait de collecter pas moins de 200 milliards de dollars chaque année, et d’assurer un financement prévisible permettant de scolariser des millions d’enfants.
Depuis son entrée dans l’Initiative Fast Track en 2003 et l’abolition des frais de scolarité en 2004, le Mozambique a accompli des avancées impressionnantes en matière de scolarisation. Entre 2002 et 2010, le nombre d'enfants nouvellement inscrits à l'école a quasiment doublé, en passant de 3,3 à 5,3 millions ; mais il reste encore 650 000 enfants qui n’ont pas accès à l’école au Mozambique aujourd’hui. Depuis 2008, 20 000 nouveaux enseignants ont été embauchés et 3 000 salles de classe construites avec le soutien des pays donateurs participant à l’Initiative Fast Track.
|
 |
Les défenseurs de l’éducation accueillent les nouveaux engagements avec satisfaction et demandent aux dirigeants mondiaux de renforcer leurs efforts |
|
23 septembre 2010 L’annonce d'un nouveau financement significatif faite aujourd’hui au sommet des OMD de l’ONU a réjoui les groupes de défense de l’éducation qui se félicitent de ce regain de dynamisme autour de la cause de l’Education pour tous (EPT).
Toutefois, la Campagne mondiale pour l’éducation a averti qu’il reste beaucoup à faire et a exhorté les dirigeants mondiaux à renforcer leurs efforts pour s’assurer que les ressources financières et les politiques appropriées soient mises en œuvre pour atteindre les objectifs visés.
lire plus.. A l’occasion du sommet de New York cette semaine, une série de manifestations ont appelé à une action immédiate pour réaliser le 2e objectif du Millénaire pour le développement : l’éducation primaire universelle. L’ancien Premier ministre britannique Gordon Brown s’est associé à Sa Majesté la reine Rania de Jordanie lors d’une manifestation parallèle de la CME lundi dernier pour demander à ceux qui gouvernent le monde d’honorer leurs promesses d’éducation ; la jeune écolière sud-africaine Nthabiseng Thasalala, 12 ans, a présenté au Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon une pétition signée par 18 millions de personnes, dont Pele et Mick Jagger.
De nouveaux financements bienvenus ont été annoncés, notamment de la part du gouvernement australien qui a promis 5 milliards de dollars pour l’éducation en général, ce qui se traduira par 500 millions de dollars supplémentaires pour le secteur primaire chaque année jusqu’en 2015, et la Banque mondiale a annoncé qu’elle fournirait 750 millions de dollars pour l’éducation de base sur 5 ans.
Ces fonds pourraient permettre de scolariser 4 millions d’enfants dans les cinq années à venir. La Campagne mondiale pour l’éducation salue l’initiative de l’Australie en faveur de l’éducation primaire, et a demandé que l’argent soit prioritairement envoyé aux pays les plus pauvres.
La Campagne a également apprécié les nouveaux financements de la Banque mondiale, mais a déclaré qu’elle souhaiterait les voir débloqués sur trois ans et non cinq. Le gouvernement japonais s’est lui aussi engagé à apporter 3,5 milliards de dollars pour l’éducation dans les cinq ans à venir, mais les analystes craignent que ces engagements ne constituent une baisse par rapport aux niveaux d’aide antérieurs, et soulignent le fait que la part consacrée à l’éducation de base, qui jusqu’alors ne représentait que 16 % de l’aide à l’éducation du Japon, n’a pas été spécifiée.
Enfin, la Campagne a constaté avec satisfaction l’intérêt croissant porté pendant le Sommet à la proposition de taxer les transactions financières, ce qui pourrait libérer des milliards de dollars pour le développement.
Kailash Satyarthi, président de la Campagne mondiale pour l’éducation, a déclaré : « Des avancées positives pour l’éducation ont été réalisées pendant ce sommet. Mais il reste encore beaucoup à faire pour atteindre l’objectif d’éducation universelle en 2015. Les autres donateurs notamment doivent suivre l'exemple ainsi donné et fournir de nouvelles ressources pour l'éducation de base dans les régions les plus pauvres du monde. Les activistes de la CME et de l'EPT vont maintenant se tourner vers le sommet du G20 avec l'espoir que ce forum de gestion économique et financière de la planète apportera son appui aux stratégies et aux financements de l’éducation, en reconnaissant qu’il s’agit là du meilleur investissement possible pour la prospérité et la reprise mondiale, et le fondement d’une paix durable pour l'avenir. »
|
 |
18 millions de personnes exhortent les dirigeants mondiaux à scolariser tous les enfants |
|
22 septembre 2010 Accompagnée de Nthabiseng Tshabalala, une écolière sud-africaine de 12 ans, Sa Majesté la reine Rania de Jordanie a remis aujourd’hui à New York une pétition de 18 millions de signatures au Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon.
Cette pétition exhorte les dirigeants à prendre immédiatement des mesures pour offrir une éducation aux 69 millions d’enfants qui en sont encore privés aujourd’hui.
Parmi les millions de signataires de la pétition 1BUT de la Campagne mondiale pour l’éducation, figurent plus de 200 personnalités du monde du football comme Pele, Zinedine Zidane, Franz Beckenbauer, Michael Essien, Park-Ji Sung et Cristiano Ronaldo et des vedettes du show-business tels que Shakira, Kevin Spacy, Mick Jagger et Matt Damon.
Sa Majesté la reine Rania de Jordanie, coprésidente et cofondatrice de la campagne 1BUT, a déclaré : « En signant la pétition, 18 millions de personnes de toutes origines géographiques et politiques, religieuses et sociales, ont lancé un signal d’alarme pour exiger des dirigeants mondiaux qu'ils tiennent leurs promesses d'éducation. L'éducation peut vaincre non seulement la pauvreté, mais aussi la maladie, et restaurer la justice sociale et économique. Il n'est plus temps de tergiverser, il faut maintenant que les dirigeants mondiaux entendent la voix de leurs citoyens et agissent immédiatement pour faire de l'Education pour tous une réalité. »
lire plus.. Des gens de plus d’une centaine de pays à travers le monde ont témoigné leur soutien à l’éducation en signant la pétition en ligne, par SMS et lors de rassemblements dans toute l’Afrique au cours desquels plus de 100 000 personnes ont signé des cartons jaunes. La semaine dernière, 15 000 messages personnels ont été adressés à Ban Ki-moon pour lui demander de défendre la cause de l’éducation.
La campagne commence à engranger des résultats, avec l’annonce par le gouvernement australien d’une rallonge de 2,5 milliards de dollars, qui vient s’ajouter à celle de la Banque mondiale, laquelle a déclaré qu’elle donnerait 750 millions de dollars pour l’éducation de base sur cinq ans à l’occasion de la manifestation organisée conjointement par la CME et l’Initiative Fast Track à New York le lundi 20 septembre.
La plus jeune ambassadrice 1BUT, Nthabiseng Tshabalala, 12 ans, était venue de Soweto en Afrique du Sud pour dire devant les officiels réunis à New York : « Moi j’ai de la chance. Je peux aller à l’école et étudier pour me construire une vie meilleure que celle de mes parents. Ceux qui nous gouvernent sont ici parce qu'ils sont allés à l'école et à l'université, et c'est grâce à cela qu'ils ont pu arriver où ils sont aujourd'hui. Tout le monde ici parle sans cesse d'éducation, mais je ne comprend pas pourquoi rien ne change. »
Pendant la Coupe du monde, c'est un demi-million de personnes qui ont signé leur soutien à la campagne chaque semaine, avec l'appui du GSMA et des plus grandes entreprises de téléphonie mobile comme MTN et Telefonica qui à elles seules ont amené quatre millions de participants à la campagne 1BUT. D’autres entreprises comme Microsoft Xbox ont également soutenu la campagne.
Kailash Satyarthi, président de la Campagne mondiale pour l’éducation, s'impatiente : « Les dirigeants mondiaux ne peuvent plus continuer à s’enfoncer collectivement la tête dans le sable. Nous exhortons Ban Ki-moon à apporter son aide aux enfants du monde entier et à écouter les messages de dix-huit millions de personnes qui demandent le changement. Nous attendons maintenant leur réponse. L’éducation représente le fondement de tout ce qui est bon dans la vie, la santé, la prospérité et la démocratie. Le temps est venu d’agir. »
|
 |
Un nouveau rapport dévoile quels sont les pires pays du monde pour un écolier
|
|
La Somalie, Haïti et l'Erythrée figurent parmi les pires endroits du monde pour les écoliers, selon un nouveau rapport publié par la Campagne mondiale pour l'éducation. Soutenue par d'autres organisations comme Plan International, Save the Children et VSO, la Campagne lance un cri d’alarme devant la menace d’une grave crise de l’éducation dans les pays pauvres, alors que les avancées réalisées pendant la dernière décennie marquent le pas.
Ces organisations qui participent à la Campagne mondiale pour l’éducation, auteur du rapport, signalent que, en dépit des multiples promesses des dirigeants dans le monde, le sous-investissement chronique de l'éducation se traduit par 69 millions d'enfants toujours privés de scolarité. Il est urgent d’établir un nouveau pacte entre les nations riches et les pays pauvres.
Rentrée scolaire 2010 : Les pays oubliés de l’accès à l’éducation lire plus.. Le rapport intitulé “Back to School?” (Retour à l’école ?) aboutit à trois conclusions principales :
• Impact de la crise économique sur la fourniture d’éducation : Des millions d’enfants sont en passe de devenir les victimes de la crise financière, car la réduction des budgets de l’éducation dans les pays pauvres atteint 4,6 milliards de dollars par an, et dans les douze derniers mois au Kenya, l'éducation gratuite promise à 9,7 millions d'enfants a été reportée en raison des contraintes budgétaires. • Inégalités de l’offre d’éducation : Au Nigeria, sixième producteur mondial de pétrole, l’absence de volonté politique est un facteur majeur de retard dans ce pays qui compte le plus grand nombre d’enfants non scolarisés du monde. Les inégalités criantes de l’offre éducative ont empêché 8,2 millions d'enfants d'aller en primaire, et contraint beaucoup d'autres à abandonner dès leur première année de scolarité. Plus de la moitié de ces enfants vivent dans le nord du pays, et les filles sont les plus touchées avec seulement 6 mois d’éducation pendant toute leur vie pour beaucoup d’entre elles. • Enseignement secondaire et supérieur : Si l’enseignement primaire a globalement progressé, un seul pays d’Afrique peut annoncer que 50 % de ses enfants bénéficient d’un enseignement secondaire.
Gordon Brown, l’ex-Premier ministre britannique depuis peu membre du Groupe de haut niveau de la Campagne mondiale pour l’éducation, est formel : « Nous sommes aujourd’hui à la croisée des chemins, à un moment historique pour l’éducation dans le monde. Il n’est pas trop tard pour rebondir sur le dynamisme des dix dernières années afin que l’Education pour tous devienne une réalité dans les cinq ans à venir. Ce serait sans doute l’une des plus grandes réalisations de l’humanité. Mais si l’on ne protège pas les budgets de l’éducation des ravages de la crise financière, tous ces progrès seront gravement menacés et de nouvelles générations condamnées à la pauvreté. Depuis de nombreuses années, la communauté internationale reconnaît que l’éducation est un facteur majeur de développement. Il faut aujourd’hui qu’elle agisse conformément à ses déclarations. »
Selon le rapport, l’investissement dans l’éducation devrait former une part significative du package de reprise global de la communauté internationale qui sera discuté lors du G20 en Corée en novembre prochain. Les bénéfices de l’éducation sont incontestables : les adultes ayant achevé leur scolarité gagnent 50 % de plus que ceux qui n’ont pas eu cette possibilité, et une nouvelle étude de l’UNESCO évalue à 171 millions le nombre de personnes qui pourraient échapper à la misère s’ils quittaient l’école munis de compétences de base en lecture.
Des progrès sont constatés dans beaucoup de pays. En Tanzanie, trois millions d’enfants supplémentaires vont à l’école et il n’en reste plus que 100 000 à scolariser. Le Mozambique a divisé par deux le nombre d’enfants non scolarisés. Plusieurs pays africains, notamment le Rwanda, ont fait de gros efforts pour disposer de suffisamment d’enseignants professionnels formés, mais d’autres se sont tournés vers des enseignants contractuels et non qualifiés. Le rapport de la CME démontre que l'Education pour tous est un objectif tout à fait réalisable, qui apporte de nombreux autres bénéfices pour la pauvreté, car elle permettrait d'éviter 7 millions de décès liés au VIH et de doubler les chances de survie des enfants de 50 % lorsque leurs mères sont instruites.
Malheureusement, certains pays riches ne consacrent pas leurs budgets d’aide aux nations les plus pauvres ou les plus inégalitaires, mais les utilisent pour soutenir leurs propres systèmes universitaires. L’Allemagne consacre 50 % de son aide à des subventions pour ses universités, et leur fournit ainsi 927 millions de dollars. Les mêmes pratiques sont en vigueur en France, où les budgets d’aide servent aussi à soutenir les anciennes colonies, avec par exemple 67 millions de dollars pour l’île de Mayotte – ce qui correspond à 1 099 dollars par enfant, alors que les autres enfants africains ne perçoivent que 50 cents chacun sur le budget de l’aide à l’éducation.
A l’occasion de la réunion des Nations Unies à New York cette semaine, la CME exhorte les dirigeants mondiaux à donner la priorité au financement de l’éducation pour atteindre l’objectif d’accès universel à l’éducation de base en 2015. Elle rappelle que les pays pauvres devraient consacrer 20 % de leur budget national à l’éducation, abolir les frais de scolarité et embaucher 1,9 million d’enseignants supplémentaires pour que chaque enfant puisse recevoir une éducation.
Les nations riches devraient aussi convenir d’un plan progressif pour atteindre les 16 milliards de dollars annuels requis pour réaliser l’Education pour tous, en doublant immédiatement l’aide à l’éducation de base à 8 milliards de dollars en 2011. Ces mêmes nations riches doivent également mettre fin à leurs pratiques consistant à intégrer les coûts des universités et de l’aide aux territoires d’outre-mer dans leurs budgets d’aide, convenir d’une taxe sur les transactions financières avec une part de 10 % réservée à l’éducation et enfin veiller à ce que les politiques de la Banque mondiale et du FMI encouragent l’investissement dans l’éducation publique de qualité.
Kailash Satyarthi, président de la Campagne mondiale pour l’éducation rappelle : « Ce sont les filles qui sont les premières victimes de l’absence d’investissements dans l’éducation par la communauté internationale car cette situation prive des millions d’entre elles d’accès à l’école. La place prioritaire de l’éducation est une évidence. Si les scientifiques sont capables de modifier génétiquement notre alimentation et la NASA d'envoyer des missions sur Mars, les politiciens doivent aussi pouvoir trouver les ressources nécessaires pour scolariser les millions d’enfants exclus, et changer le sort d’une génération entière. »
|
 |
De vraies vies |
 |
|
Tout le monde mérite une éducation de qualité… cependant 69 millions d’enfants et 774 millions d’adultes sont encore oubliés. Cliquez ici pour lire les histoires des personnes qui n’ont pas accès à l’éducation... |
 |
Célébrités |
 |
|
Quelques-unes des personnes les plus influentes du monde soutiennent la Campagne Mondiale pour l’éducation, parmi lesquelles Nelson Mandela, Shakira, Angelina Jolie, Kofi Annan et bien d’autres. Cliquez ici pour voir les célébrités qui nous soutiennent ... |
 |
Your Country |
 |
|
Click here to find out whats happening in your country |
|
|
|