Renforcer le mouvement et déplacer des montagnes

Lors de la 6e Assemblée mondiale de la Campagne mondiale pour l’éducation (CME) à Katmandou en novembre 2018, le tout premier caucus de jeunes s’est réuni avec des jeunes délégués du monde entier. En deux jours ils ont partagé des visions et des rêves, développé des stratégies et forgé des amitiés. Les jeunes ont démontré que lorsqu’ils se rencontrent, ils peuvent vraiment déplacer les montagnes.

Cette année, du 27 au 30 avril, les défenseurs de la jeunesse se sont à nouveau rencontrés. Cette fois pour développer une stratégie sur la participation des jeunes au sein de la CME. Les jeunes cherchaient à mieux comprendre les différences qui existent en tant que personnes, défenseurs des droits des jeunes et représentants de nos nations.

Pendant ces quatre jours, le monde entier a fait l’objet d’un examen minutieux. De nombreuses questions ont été posées. Comment concevoir la participation des jeunes ? Peut-elle être mesurée et si oui, comment ? Quels sont les principaux défis auxquels sont confrontés les jeunes défenseurs de l’égalité d’accès à une éducation de qualité ? Quel est le rôle des jeunes dans la Campagne mondiale pour l’éducation ? Comment pouvons-nous apprendre les uns des autres ? Comment pouvons-nous travailler ensemble ? Et comment l’histoire de la lutte sud-africaine contre l’Apartheid peut-elle inspirer notre vie quotidienne et notre travail ?

Beaucoup d’autres questions et discussions ont été soulevées et des réponses et solutions concrètes ont été trouvées. À la fin de ces quatre jours, les jeunes se sentis plus prêts et disposés à relever les défis auxquels ils sont confrontés.  Lorsque les jeunes sont unis, le temps semble être la seule restriction.

Unis dans nos différences

Au fil des années, on voit de plus en plus d’inégalité et de discrimination qui divisent les peuples. Ces tendances effrayantes menacent nos démocraties, diabolisent l’autre et nous forcent à penser que nous sommes tous trop différents pour coexister. Au cours de ces quelques jours à Johannesburg, nous nous sommes rendus compte que toutes ces idéologies sont erronées et qu’en fait, nous sommes unis dans nos différences et notre diversité ne fait que nous rendre plus forts. Ensemble, nous pouvons apprendre, construire et évoluer.

Sur la base du respect mutuel de nos différentes conceptions, contextes et origines, il est clair qu’en tant que personnes, nous sommes beaucoup plus semblables qu’on ne le prétend. Que nos contextes diffèrent mais que nos cœurs battent pour le même type de changement. Que nous vivons pour voir la justice et que nous sommes prêts à nous battre pour améliorer nos sociétés. Les jeunes souhaitent contribuer et apprendre dans ce processus. Les jeunes ont une voix puissante, qui ne devrait pas seulement être incluse parce que c’est un « mot à la mode ». Les jeunes détiennent le pouvoir, les ressources et les connaissances nécessaires pour avoir une influence sur le changement que le monde réclame.

La jeunesse au cœur d’un avenir meilleur

D’autres disent que nous sommes sont trop jeunes pour comprendre ce qu’il faut pour être un participant actif de la société civile et un membre de la société. Au contraire, la qualité des suggestions, des discussions et des résultats démontre que les jeunes sont capables de comprendre les nuances, de poser les questions nécessaires et de proposer des solutions possibles.

 

Les jeunes vivront et dirigeront l’avenir et seront donc les cocréateurs des sociétés d’aujourd’hui et de demain. Les jeunes sont capables d’être des partenaires égaux dans tous les processus de prise de décision. Ces quatre jours n’étaient que le début, d’autres projets sont à venir. Ensemble, nous plaiderons pour un avenir meilleur où l’inclusion est une réalité et où l’éducation de qualité et inclusive est accessible à tous.

Les jeunes font déjà un travail incroyable partout dans le monde. Unis, les jeunes sont encore plus forts pour assumer les responsabilités que les générations précédentes ne pouvaient assumer. Les jeunes établissent de nouvelles normes et suggèrent de nouvelles orientations.

 

Lancer un défi

Maintenant, nous allons défier les « adultes ». Appuieront-ils et faciliteront-ils l’activisme des jeunes ou essaieront-ils de nous bloquer et de nous caser ? Ce n’est pas une tâche facile et des fonds devraient être alloués pour faire en sorte que les jeunes soient réellement inclus. Nous serons des partenaires égaux dans tous les domaines et les jeunes seront représentés aux niveaux national, régional et mondial.

La Campagne mondiale pour l’éducation a fait le premier pas pour assurer une réelle participation des jeunes à tous les niveaux du mouvement. Lors de cette réunion stratégique, les jeunes ont fait le deuxième pas. Ensemble, en tant que mouvement mondial en faveur de l’éducation, nous sommes maintenant prêts à travailler ensemble au-delà des âges et des distances géographiques et garantir la réalisation du droit fondamental à l’éducation.

 

Auteurs:

Daniel Altman is the first representative of a youth-led organisation to be elected in the GCE Board.  Originally from Israel, Daniel is an Executive Committee member of the European Students Union. A former Chairperson of the “Shenkar Engineering Design Art” Students’ Union college in Tel-Aviv, Daniel holds B.Sc of Industrial Engineering and Management with specialisation in Innovation, Entrepreneurship and Creative leadership. He currently studies a Masters of Industrial Engineering and Management.

 

Frederikke Høgsgaard is the Danish representative from the Danish National Coalition for Education and member of the Danish National Commission and the executive committee of UNESCO. She is a masters student in International Development Studies and Global Studies and are representing Danish students of higher education internationally through the Danish National Union of Students (DSF). This include, beside above mentioned, the European Students Union (ESU) and in the global partnership with Zimbabwe National Students Union (ZINASU).



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