la Journée internationale pour la protection de l’éducation contre toute attaque

Déclaration de la CME à l’occasion de la première commémoration de la Journée internationale pour la protection de l’éducation contre toute attaque

À l’occasion de la première Journée internationale pour protéger l’éducation contre toute attaque, proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies dans sa résolution 74/275 du 12 mai 2020, la Campagne mondiale pour l’éducation (CME) réaffirme l’importance de l’éducation en tant que droit de l’homme qui sauve des vies et en tant que fondement de la construction de sociétés pacifiques et résilientes.

Selon la Coalition mondiale pour protéger l’éducation contre toute attaque (GCPEA), plus de 11000 attaques contre des écoles, des élèves et des éducateurs ont eu lieu entre 2015 et 2019, affectant près de 21 000 élèves et éducateurs dans au moins 70 pays.

L’attaque des écoles à des fins militaires, le recrutement d’enfants, les meurtres d’enseignants, en particulier de femmes, et les attaques sexuelles perpétrées par les forces armées contre les filles sur le chemin de l’école sont des crimes courants.

En dépit du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire qui stipule clairement que les États et la communauté internationale sont responsables de la garantie du droit à l’éducation en situation d’urgence, peu de mesures ont été prises. Les problèmes pour garantir l’éducation dans les contextes de catastrophe, de déplacement et de conflit sont évidents non seulement dans les premières phases d’une situation d’urgence, mais aussi dans la distribution de l’aide humanitaire, dans la consolidation de la paix et dans la reconstruction.

La CME s’inquiète de la poursuite des attaques perpétrées par les forces armées contre les étudiants, les enseignants et les établissements d’enseignement. Le recrutement d’enfants et de jeunes est une pratique méprisable qui doit cesser maintenant ! Malgré les progrès réalisés dans certains dialogues pour promouvoir la paix, nous constatons malheureusement que le droit à l’éducation n’est toujours pas respecté ni garanti pleinement dans les processus de consolidation de la paix et qu’il est trop souvent laissé de côté dans l’agenda des engagements des parties en conflit.

D’autres conflits historiques associés à une violence persistante, comme l’occupation de territoires en Palestine, démontrent malheureusement que l’annexion est une menace, qui met en danger l’affirmation de l’identité et le respect de la diversité qui sont au cœur de l’éducation.

Les pays touchés par les conflits ne comptent que 20 % des enfants en âge d’aller à l’école primaire dans le monde, mais 50 % des enfants non scolarisés dans le monde. Ces données stupéfiantes ne peuvent plus être ignorées ! La communauté internationale a l’obligation morale de protéger les enfants les plus vulnérables qui vivent dans des sociétés en proie à des conflits et qui sont les principales victimes de la violence.

La CME appelle TOUS les États à souscrire immédiatement à la Déclaration sur la sécurité à l’école et demande aux gouvernements de travailler ensemble pour prévenir et condamner fermement les attaques contre les écoles, les élèves et les enseignants ainsi que l’utilisation de toute forme de violence contre les enfants, y compris le recrutement.

Comme l’a dit Benito Juárez, « nous croyons que le respect des autres, entre individus comme entre nations, est la paix ». Seule l’éducation peut mener à la réalisation de cette aspiration.



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